Chronique – Le Septième Guerrier-Mage de Paul Beorn

Fiche technique

Titre : Le Septième-Guerrier Mage
Auteur : Paul Beorn
Genre : Fantasy
Langue : Français
Édition : Bragelonne
Nombre de pages : 528
Date de parution : 19/05/2015 (France)

J’ai pillé, brûlé, tué. Puis j’ai déserté l’armée la plus puissante du monde. Je voulais être libre, vivre la belle vie loin de cette foutue guerre… Mais voilà que je dois défendre un village de paysans contre cette même armée dont je portais les couleurs. Des milliers de soldats sont en marche.

Former des combattants, monter des fortifications, trouver des armes… Ces culs-terreux croient dur comme fer que je porte le pouvoir d’un Guerrier-Mage. Moi, je ne donne pas cher de nos peaux. Mais il y a au moins une personne dans cette vallée que je ne pourrai jamais abandonner, alors j’irai jusqu’au bout.

Mon nom, c’est moi qui l’ai choisi : je suis Jal, celui-qui-ose.

Mon avis

Ma note : (3.5 / 5)

 

J’ai acheté Le Septième Guerrier-Mage de Paul Beorn à l’occasion de la Grosse Op’ de Bragelonne / Milady / Castelmore de Juin 2017. Il était resté depuis lors dans ma PAL, et puis il n’y a pas si longtemps que ça, dans le RER au retour du boulot, j’ai eu envie de lire et ce titre est le premier à m’être venu en tête. Je me suis donc lancée dedans.

Très honnêtement, j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire. Les personnages ne me parlaient pas, je ne m’en sentais pas proche, et ça a tendance à être rédhibitoire chez moi. Mais comme je n’aime pas ne pas terminer un roman – disons qu’il en faut vraiment pour que j’abandonne, je me suis dit que j’allais continuer, et je l’ai repris ce soir. L’histoire a fini par réussir à m’intéresser, ce qui fait que globalement, j’ai quand même apprécié ma lecture, mais j’ai tout de même relevé un certain nombre de points qui m’ont gênée durant ma lecture.

1. J’adhère difficilement au style de l’auteur : je n’aime en effet pas trop les narrations à la première personne, surtout couplées à l’utilisation du présent. Quant aux dialogues, ils me donnent parfois l’impression de lire une pièce de théâtre et j’imagine alors parfaitement les voix retentir et s’exprimer avec l’intonation théâtrale ; du coup, ils me semblent creux, pas naturels et manquer réellement de sentiments. L’auteur n’en sait pas moins manier les mots, je n’ai rien à redire à ce niveau-là, c’est juste que ces ressentis ont diminué la saveur de ma lecture.

“Et Gloutonne ? Où est-elle ? Est-ce qu’elle va bien ?”

2. La rapidité avec laquelle l’histoire se passe : bon, évidemment, il s’agit d’un one-shot, qui fait déjà 528 pages… En faire plus aurait signifié faire plus d’un volume, or je pense que le but était de rester au format one-shot mais à mon sens, l’histoire et le scénario en ont pâti. Le fait que je sois une adepte des longues sagas joue sans doute là-dessus, mais je trouve que ce format fait que l’histoire met une bonne moitié du livre à se mettre vraiment en place, et l’autre moitié n’est pas suffisante pour tout ce qui se passe ; au final, la fin en est beaucoup trop accélérée, on n’a pas le temps de savourer la surprise, les retournements de situation, ni les sentiments de Jal (notre personnage principal, donc), que c’en est déjà terminé… Ça se termine par ailleurs juste après un changement assez important dans la vie de Jal, ce qui donne envie de savoir la suite – comment va-t-il s’y adapter, que va-t-il se passer par la suite, etc. Sauf que, one-shot, donc suite il n’y aura point. Frustrant, donc !

3. La richesse de l’univers : j’aime les univers immensément riches, les romans regorgeant de détails sur tel ou tel pays, la géographie du monde, les différentes religions, etc. Ces sujets sont abordés, mais je trouve qu’ils ne sont que survolés, pas aussi approfondis que cela aurait pu être. Et surtout, Jal et les autres personnages restent cloîtrés dans une vallée, presqu’à la façon d’un huis-clos… C’est un peu frustrant de ne pouvoir découvrir les autres pays et leurs traditions et cultures qu’au travers de quelques phrases, et non pas d’une quête épique comme je les aime.

Il y a tout de même des points positifs ! Aucune scène n’est inutile dans ce roman. Et je dis bien aucune : chacune a son utilité et son intérêt à un moment ou un autre dans le roman. Même si vous avez l’impression que non, comme ce fut mon cas, croyez-moi, une fois le livre terminé, vous vous apercevez que non. Au niveau scénario, j’aime beaucoup l’idée de faire des Elfes partie intégrante de la religion principale dans le roman. Et je dois admettre que malgré les quelques indices, je n’ai pas vu venir le retournement de situation de la fin, malgré la fin (trop) rapide à mon goût. Côté style de l’auteur, ça reste tout de même très fluide, assez dynamique et se laisse lire sans problème. Tout autant de points qui font qu’en dépit des points négatifs que j’ai soulevé plus haut, j’ai quand même apprécié cette lecture – simplement, pas autant que je l’aurais voulu.

En conclusion, je conseillerais largement ce roman à quelqu’un qui aime la fantasy mais les histoires courtes ; si comme moi vous aimez les longues sagas, vous risquez d’être un peu frustré et déçu par la rapidité de l’histoire et le manque de profondeur de certains détails. Pour autant, et j’insiste là-dessus, les points qui m’ont gênée sont purement subjectifs – les goûts, les couleurs, tout ça – et là où j’ai moyennement accroché, je ne doute pas que d’autres apprécieront sans doute bien plus. N’ayez donc pas peur de vous lancer dans la lecture de ce roman, il vaut la peine de lui accorder du temps je pense (d’autant plus que l’auteur fait partie des – trop – rares auteurs Français de SFFF !) et qui sait, vous pourrez fort apprécier !

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