Chronique – Bane Seed, tome 1 : Guerre ou Paix ?, de Fanny André

Fiche technique

Titre : Guerre ou paix ?
Auteur : Fanny André
Genre : Urban Fantasy
Langue : Français
Édition : MxM Bookmark
Nombre de pages : 250
Date de parution : 24/02/2017 (France)

Bane Seed est une Banshee aguerrie, pourfendeuse d’hommes infidèles, violeurs et meurtriers. Elle adore son job et le pratique avec zèle. Un peu trop, peut-être. Suite à une erreur commise, elle écope d’une mise à l’épreuve et se retrouve affectée au Conseil, une organisation chargée du maintien de l’ordre parmi les peuples faes. Non seulement elle doit régler un conflit entre deux clans du Petit Peuple, mais comble de malchance, on lui adjoint l’Incube Dorian Murray pour coéquipier.

Non mais : un Incube ! Autrement dit, tout ce qu’elle déteste.

Entre eux les étincelles fusent – au sens littéral ! – et quand leur mission s’avère bien plus compliquée que ce qu’ils envisageaient, on frôle le carnage !

Guerre ou paix ? Tout repose sur ce duo détonant.”

Mon avis

Ma note : (2 / 5)

Je suis tombée sur le premier tome de Bane Seed en surfant sur 7switch, à la recherche de romans d’urban fantasy qui pourraient me tenter ; la couverture m’a tout de suite attirée – et franchement, une belle couverture, c’est 80% de mes choix de lectures – et le résumé aussi : un roman d’urban fantasy avec pour héroïne une Banshee, créature qu’on ne voit pas souvent apparaître dans les romans, je me suis dit que ça pouvait être vraiment pas mal ! Seulement parfois on peut tomber sur une déception, et c’est malheureusement ce qui est arrivé.

Le gros, gros, gros point noir de ce roman, c’est malheureusement le plus important : Bane Seed, l’héroïne du roman. Bane est juste insupportable. Bane est misandre (peut-être dû à sa nature de banshee, mais bon, voilà), elle fait de chaque dialogue avec un homme une véritable joute verbale qu’il lui faut absolument remporter, sinon elle recourt à la violence et dans la majeure partie des cas, elle utilise ses pouvoirs pour faire chauffer (littéralement) l’homme en question. Elle n’hésite pas non plus à utiliser ses pouvoirs ou la violence pour remettre à sa place tout homme qui la materait un peu trop ostensiblement ; alors, oui, être traitée comme un objet n’est pas agréable et elle a raison, quelque part, par contre quand elle est la première à détailler de haut en bas un homme et à l’objectifier (elle surnomme son coéquipier « P’tit cul » quand même), ou à juger un autre être moche et/ou stupide… C’est quand même sacrément hypocrite de sa part. Faites ce que je dis, pas ce que je fais hein.

“Bref, j’encaissais difficilement sans demander un jus de citron à me presser dans l’œil pour nettoyer cette vision d’horreur.”

Bref, Bane est misandre, insolente, impatiente, désagréable, elle a une grosse tendance à juger et se moquer, elle regarde les autres de haut (surtout s’ils ont un rang inférieur à elle ou s’ils sont d’une autre catégorie), elle est condescendante, méprisante, susceptible, psychopathe sur les bords… Pour un personnage de plusieurs siècles, elle manque cruellement de maturité. Et alors, autant j’aime les héroïnes un tant soi peu insolentes et/ou impatientes, autant là, elle est tout ce que je déteste et ça m’a gâché ma lecture. Et comme malheureusement, le roman est écrit à la première personne, aucun moyen d’échapper à ses pensées. Dorian, l’Incube, est déjà plus supportable, même s’il a une tendance à la taquinerie un peu trop poussée – ce qui n’aide pas, du coup, sachant que Bane pète des câbles toutes les dix pages… De manière générale, j’ai eu l’impression d’assister à des disputes d’enfant tout. le. long. du. livre. et c’est usant.

Le scénario n’est pas non plus fantastique, assez prévisible en soi mais il tient la route ; la façon dont le conflit se règle est assez marrante, mais en dehors de ça, rien de neuf sous le soleil. Alors, après, on peut faire des trucs chouettes même avec un scénario prévisible, mais le personnage de Bane m’a tellement agacée, que du coup je n’ai pas trop tiré de plaisir de ma lecture.

“Faites gaffe, une Barbie défoncée aux strass est venue gerber sur vos ongles, l’apostrophai-je au passage.”

Enfin, dernier point qui m’a un peu gênée, c’est le fait de balancer tout au long du livre des noms de créatures issues du folklore irlandais/écossais/breton sans s’étaler dessus. Plus de détails, d’explications auraient été les bienvenus ; et quand il y en a, ce n’est pas toujours juste, en tout cas pour un : il est dit, dans le livre, que les kelpies sont les équivalents faes des pies, à voler tout ce qui brille et qui a de la valeur. Je peux me tromper, mais je suis quasiment sûre que ça n’est pas, mais alors pas du tout un trait qui les caractérise. Par contre, pas un mot sur leur forme habituelle de cheval, le fait qu’ils puissent changer de forme, leur tendance à noyer les gens voire à les dévorer, etc. Pour le reste, rien ne m’a choquée, mais je peux avoir laissé passer quelque chose.

Tout de même un point positif : l’écriture de l’auteure est quand même agréable à lire, outre les sentiments provoqués par Bane, c’est fluide, elle sait indéniablement manier les mots. Mais, pour le coup, grosse déception d’un roman dont j’attendais beaucoup, et je suis vraiment déçue d’être déçue… Mais comme je dis toujours, ce n’est que mon avis, et là où je suis désapointée, d’autres pourront adorer. Je pense que je tenterai quand même le tome 2, pour voir si ça s’améliore, si Bane devient un peu moins insupportable et si c’est plus développé côté explications au niveau du folklore… Je croise les doigts ! En attendant, tentez le coup quand même si vous le sentez, ça pourra peut-être vous plaire.

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