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Julie
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« Rembrandt Intime » au Musée Jacquemart-André

Hi there !

Ça faisait longtemps, oui oui. J’ai plusieurs articles en préparation, mais aujourd’hui, c’est d’un récent événement dont je choisis de vous parler : il y a quelques semaines, j’ai eu l’occasion d’aller visiter l’exposition Rembrandt Intime au Musée Jacquemart-André, encore un grand merci à Ready Art pour ça 🙂
Comme son intitulé l’indique, il s’agit d’une rétrospective consacrée au peintre hollandais Rembrandt Van Rijn, pour laquelle près d’une cinquantaine d’œuvres du peintre ont été gracieusement prêtées au Musée (qui à la base possède déjà trois tableaux de lui) jusqu’au 23 janvier 2017.

J’ai beau travailler ou avoir travaillé au sein de deux start-ups consacrée à l’art, je ne suis pourtant pas énormément portée sur l’art. Il faut dire que l’art contemporain me laisse parfois perplexe – l’art induit pour moi une certaine recherche, j’ai donc du mal à considérer qu’un tableau monochrome ou rempli de points de couleur soit considéré comme étant de l’art. Ce n’est bien sûr qu’un exemple parmi d’autres… Mais une peinture de paysage ou un portrait me toucheront plus qu’un œuvre minimaliste, et encore, tout dépend du rendu final, des couleurs, de la finesse des traits, etc. C’est de toute façon bien connu, le “beau” et “l’esthétique” restent profondément subjectifs : ce que je trouve, moi, beau et/ou esthétique, ne le sera pas forcément aux yeux de quelqu’un d’autre… Et inversement.

Mais, voilà, que ce soit de l’art contemporain ou de siècles précédents, je reste assez ignare en la matière. A cette occasion, j’ai donc pu découvrir les travaux de Rembrandt – ou peut-être re-découvrir, parce que l’homme ayant été un maître incontesté en la matière (spécialiste de la technique du clair-obscur et aquafortiste reconnu, entre autres), je ne doute pas l’avoir déjà étudié pendant mes années collège ou lycée; mais cela remonte déjà à une bonne dizaine d’années, aussi je ne m’en souviens pas vraiment.

J’ai donc été profondément et agréablement surprise, à la fois par son travail et par mon propre ressenti face à ces œuvres. L’exposition rassemble tableaux, gravures et dessins, et si toutes sont de styles et tailles bien différents, la quantité et la finesse des détails, les trais tracés sans hésitation aucune (particulièrement visible sur les dessins) et le réalisme des peintures m’ont fait très forte impression.

Trois œuvres, des peintures, m’ont particulièrement marquée ; bien sûr, les photos de l’exposition étant interdites, les images suivantes proviennent du site du musée.

Scène d’histoire, 1626

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Récemment restaurée, cette peinture est vive en couleur et a tout de suite attiré mon regard.


La Parabole de l’Homme Riche, 1627

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Rembrandt a réalisé plusieurs tableaux pour affiner sa technique du clair-obscur, donnant un réalisme sans pareil à ses peintures, et celui-ci compte parmi les plus réussis, à mon sens.


Saskia en Flore, 1634

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Pour celui-ci, c’est surtout le détail du tissu qui m’a interpelée. C’est tellement réaliste, que j’ai eu l’impression que je sentirais la douceur et les reliefs du tissu sous mes doigts si je touchais la peinture. (Ce qu’il faut pas faire, bien évidemment ;))

Au final ce ne sont que trois œuvres parmi beaucoup d’autres, mais je peux également citer le Portrait de Haesje Jacobsdr van Cleyburg (1634), dont les détails de la collerette sont si réaliste que l’on a presque l’impression qu’elle sort du tableau, ou encore les portraits de ses femmes et enfants. Et je ne parle pas des gravures et des dessins qui sont aussi fantastiques et à voir – mais qui me touchent moins que des peintures.

Dans l’ensemble, cela dit, j’ai préféré ses premières peintures car plus vives en couleurs. Rembrandt s’est très vite tourné vers des couleurs chaudes, ce qui fait qu’une bonne partie de ses peintures sont dans les mêmes tons, ce que je trouve un peu dommage.

Ses différentes œuvres sont organisées en plusieurs salles, huit il me semble, et sont accompagnées de légendes. Par ailleurs, à l’entrée de chaque salle, un bout de la vie de Rembrandt est dévoilé, c’est vraiment intéressant à lire. Bref, cette exposition est vraiment superbe, et si vous n’y êtes pas encore allé et êtes un tant soit peu sensible à l’art, je vous la conseille vivement.

Le lieu d’exposition est également magnifique : le Musée Jacquemart-André est un ancien hôtel particulier réhabilité en musée vers la fin du 19e siècle. Pour se rendre à l’entrée de l’exposition, il est nécessaire de traverser plusieurs pièces (des chambres, des salons, etc.) dont la décoration a été conservée en l’état et que l’on peut admirer sur son passage. Comme là les photos sont autorisées, j’ai pu en prendre quelques unes :

Quelques informations pratiques :
Site internet : Musée Jacquemart-André
Adresse : 158, boulevard Haussmann, à Paris
Heures d’ouverture : entre 10h et 18h tous les jours, jusqu’à 20h30 les lundis en période d’exposition
Métro proche : Saint-Philippe-du-Roule, Miromesnil
Prix : 10.50 € en tarif réduit (étudiants inclus), sinon 13 €
La liste des peintures de Rembrandt, avec image, titre et année : Wikipédia

N’hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé si vous y avez été !
Et on se retrouve bientôt pour un prochain article 🙂

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