Chronique – L’Automne des Magiciens, tome 1 : la Fugitive, de Hélène P. Mérelle

Fiche technique

Titre : La Fugitive
Auteur : Hélène P. Mérelle
Genre : Fantasy
Langue : Français
Édition : Bragelonne
Nombre de pages : 456
Date de parution : 14/02/2018 (France)

Octavianne, huitième fille de la reine d’Elgem, a grandi dans le palais royal. À seize ans, sa sœur aînée régnante veut la marier contre son gré. Acculée, Octavianne s’enfuit et mène une vie d’errance, à la recherche d’un maître de magie qui lui apprendra à contrôler ses pouvoirs naissants. Elle rencontre alors Adalgis, un chasseur mi-homme, mi-lion qu’elle sauve et guérit. Au côté de cet être complexe et fascinant, libre et sauvage, une vie différente se dessine pour la jeune magicienne. Mais bientôt d’inquiétantes ombres issues de son passé menacent de la rattraper, et Octavianne doit faire un choix. Peut-on réellement échapper à son destin ?”

Mon avis

Ma note : (4 / 5)

Comme d’habitude, c’est totalement par hasard que je suis tombée sur le tome 1 de L’Automne des Magiciens : j’étais sur le site de la FNAC, pour commander le tome 5 de Nightrunner de Lynn Flewelling et le tome 1 du Royaume Blessé de R.J. Barker, quand je l’ai vu dans la liste des suggestions. Pour ne pas changer, la couverture a attiré mon regard, et la lecture du résumé a fait le reste.

Commençons par le point « négatif » de ce roman : le résumé. Non pas le résumé que j’ai mis plus haut, qui est l’officiel présent à l’arrière du roman, mais celui que la FNAC (et Amazon, au passage) a mis sur la fiche du roman. D’après ce résumé, Octavianne intègre une école de magie runique ; c’est ce qui m’a majoritairement attirée en lisant ce résumé, parce que j’aime beaucoup les histoires qui se déroulent dans des écoles de magie, les interactions – positives comme négatives – que peuvent avoir les différents étudiants entre eux, un peu à la façon de la Trilogie du Magicien Noir de Trudi Canavan ou encore Harry Potter de J.K. Rowling… Du coup, quand en arrivant aux trois quarts du roman je me suis rendue compte que le résumé était faux et qu’elle n’intègrerait jamais d’école, j’ai été un peu déçue. Mais bon, ce n’est pas vraiment la faute du roman ou de l’auteur, seulement de la mienne pour avoir fait confiance à un site autre que celui de l’éditeur.

Nous devons tous les deux faire ce qui est nécessaire.

Malgré ce petit quiproquo, j’ai quand même grandement aimé ce premier tome. J’ai beaucoup apprécié le personnage d’Octavianne, qui n’a pas l’arrogance qu’une princesse dans sa situation pourrait avoir ; elle se débrouille par elle-même, autant qu’elle le peut du moins, elle est courageuse mais ressent également la peur, elle est franche, lucide, d’une grande bonté… Bref, c’est très agréable de la suivre, elle ne donne pas envie de la secouer à tout va pour la réveiller, ou de la gifler pour la faire redescendre sur terre. Quant au personnage d’Adalgis, il est également très intéressant ; sa nature d’homme-lion et son passé le rendent curieux, torturé et compliquent grandement sa relation avec Octavianne, ce qui occasionne parfois des scènes un peu frustrantes. Enfin, comme beaucoup de romans de Fantasy, la partie religieuse et les Dieux – ici, la Déesse Lune – font partie intégrante de l’histoire ; et pour une fois, ce n’est pas présenté de façon manichéenne, tel Dieu est gentil et tel autre ne l’est pas… Non, ici la Déesse Lune suit ses propres desseins, exauçant les vœux de certains personnages tout en en ignorant d’autres, et si elle se montre parfois miséricordieuse, elle peut aussi être très impitoyable…

Une déesse ne répond pas aux demandes des hommes, pas plus qu’à leurs prières. S’il m’est arrivé d’exaucer les tiennes, c’était uniquement pour que tu puisses accomplir ton destin. Celui que j’ai tracé pour toi.

Le scénario m’a un peu surprise, du coup, en partie à cause de ce résumé faussé que j’avais lu ; ledit résumé évoque un certain événement (et il nous le spoile allègrement, par ailleurs) concernant la Reine d’Elgem, Prima, aussi je m’attendais à ce qu’il arrive (beaucoup) plus tôt dans l’histoire… Et comme ça n’arrivait pas, et qu’en plus l’histoire nous présente Prima sous un certain angle, j’ai été un peu perplexe quand l’évènement est enfin arrivé – d’autant qu’il est juste évoqué, on ne le voit pas se passer « en direct », si je puis dire. Or, cette quête initiatique qu’Octavianne poursuit depuis le début du roman, elle a quand même été largement causée par Prima et son attitude ; du coup j’ai trouvé un peu dommage que cet événement ne soit pas détaillé un peu plus. Mais bon, du coup, maintenant, la question que je me pose, à propos de Prima, son rôle dans l’histoire et tout ça c’est : « et maintenant ?« . Je regrette juste qu’on ait pas eu de scènes du point de vue de Prima pour en savoir plus sur elle, ses motivations et ses pensées, comme c’est le cas pour Secunda.

Tu préfèrerais que je fasse semblant de ne pas remarquer la différence ?

Bref, globalement j’ai pas mal apprécié ce roman, d’autant plus que l’auteure est francophone : j’ai toujours un peu d’appréhension quand je lis un roman de fantasy français, parce que 99 % du temps, même si j’apprécie, j’ai tout le temps la sensation qu’il manque un tout petit quelque chose, une petite étincelle… Je ne sais pas trop à quel niveau, peut-être au niveau des descriptions, ou de la façon d’écrire ? Je ne sais pas trop, mais je sais que je ne le ressens quasiment jamais quand je lis un roman traduit de fantasy d’un auteur étranger… Et je ne l’ai pas ressenti ici, du coup je suis vraiment contente et j’ai d’autant plus apprécié ma lecture 😉 j’espère que le tome 2 sera tout aussi intéressant et bien, et que j’aurai les réponses aux quelques questions que je me pose, au sujet d’Adalgis, sa relation avec Octavianne, le destin de celle-ci, le rôle que ses sœurs joueront (ou non)… En attendant, je vous le conseille grandement !

Où l’acheter ?

Ebook (12.99 €) : 7switch | FNAC | Amazon
Broché (25 €) : FNAC | Amazon

Catégories
Chronique Lecture
Plus d'articles
Bookhaul – Janvier 2018
Chronique – Sharakhaï, tome 2 : Le Sang sur le Sable, de Bradley P. Beaulieu
Chronique – Les Dragons de la Cité Rouge, d’Erik Wietzel
Partager
4 commentaires

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Julie Franel © All rights reserved.